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La SCHL tire la sonnette d’alarme sur le marché des copropriétés alors que les ventes s’effondrent, les pertes des investisseurs s’accumulent et les risques s’intensifient

Les investisseurs immobiliers de Toronto et Vancouver subissent une pression grandissante sur le marché des condos. Les nouvelles données de la SCHL révèlent une chute marquée des ventes, des stocks qui s’accumulent et une détresse financière croissante. Cette situation pourrait freiner la construction de nouveaux logements.

Condo sales collapse

 

Les ventes d’appartements en copropriété se sont effondrées depuis 2022, révèle la SCHL : Toronto affiche une chute vertigineuse de 75 %, Vancouver accuse un recul de 37 % au premier trimestre 2025. Les taux d’intérêt grimpants, les prix devenus inabordables et le désintérêt croissant des investisseurs ont précipité cette dégringolade du marché.

Les stocks immobiliers ont explosé dans les grandes villes. Les promoteurs torontois croulent désormais sous 58 mois d’inventaire de condos en préconstruction au premier trimestre — un niveau 14 fois supérieur à celui de 2022. Les constructeurs vancouvérois affrontent une situation comparable, mais moins critique.

Baisse des prix, hausse des pertes

Les acheteurs de condos à Toronto et Vancouver voient les prix fondre depuis 2022, avec des baisses respectives de 13,4 % et 2,7 %, estompant l’euphorie des hausses spectaculaires connues durant la pandémie.

Les investisseurs ayant misé sur des unités en préconstruction à Toronto voient maintenant leurs espoirs de profits s’évaporer, l’agence constatant des pertes potentielles atteignant 6 % sur les achats effectués en 2024.

Les investisseurs en copropriétés de Toronto et Vancouver voient leur rentabilité s’éroder, selon la SCHL, qui pointe du doigt la hausse des taux d’intérêt et la stagnation des prix. Les propriétaires-investisseurs font face à une augmentation marquée de leurs coûts de possession depuis 2022 – 24 % à Toronto et 29 % à Vancouver — pendant que les loyers progressent plus modestement, de 15 % et 12 % respectivement.

Les acheteurs peinent davantage à obtenir du financement à la conclusion, maintenant que les valeurs de revente chutent sous les prix d’achat.

Une vague d’annulations de projets

Les logements qui ne trouvent pas preneurs freinent ou compromettent les projets de construction à venir. Les promoteurs torontois peinent à écouler leurs stocks : au premier trimestre 2025, 55 % des unités en préconstruction restent invendues, frôlant le record de 56 % atteint fin 2024.

Les prêteurs n’ont pas atteint leur seuil habituel de 70 % de préventes, condition nécessaire pour débloquer les fonds du projet.

Une vague d’annulations déferle sur le marché immobilier : les promoteurs ont annulé cinq fois plus de condos à Toronto et dix fois plus à Vancouver entre 2022 et 2024. Certains promoteurs réorientent leurs projets vers le marché locatif traditionnel, tandis que d’autres rangent simplement leurs plans dans les tiroirs.

Soulagement à court terme, risque à long terme

Les acheteurs et locataires respirent mieux depuis le ralentissement du marché. Dans les deux villes les plus chères du pays, les prix des maisons et les loyers ont baissé, détendant l’atmosphère sur le marché immobilier.

Ce soulagement pourrait toutefois se payer au prix fort.

« Les annulations de projets de condominiums aujourd’hui réduiront le nombre de logements achevés demain, prévient la SCHL. Le répit actuel pour les acheteurs et les locataires ne durera pas, et les pénuries futures s’aggraveront davantage. »

Les analystes de la SCHL s’inquiètent. Le grand nombre de logements achevés et la faible demande continueront de peser sur les prix et les loyers dans les prochains mois. Plus préoccupant encore, le ralentissement actuel risque d’aggraver la pénurie structurelle de logements qui afflige déjà le Canada.

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Last modified: juin 11, 2025

Steve Huebl is a graduate of Ryerson University's School of Journalism and has been with Canadian Mortgage Trends and reporting on the mortgage industry since 2009. His past work experience includes The Toronto Star, The Calgary Herald, the Sarnia Observer and Canadian Economic Press. Born and raised in Toronto, he now calls Montreal home.

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