Écrit par 10:22 Immobilier Views: 24

L’accès à la propriété demeure une intention pour la moitié des locataires québécois

À l’approche de la journée des déménagements, les résultats d’un sondage suggèrent que près d’un locataire québécois sur trois a considéré l’achat d’une propriété avant de signer ou de renouveler son bail.

A new report suggests Canadian renters continue to face affordability challenges

Par Sammy Hudes

Selon l’entreprise immobilière Royal LePage, qui a commandé cette étude publiée jeudi, cela montre que les barrières d’accès à la propriété demeurent bien présentes dans un contexte de hausse du coût de la vie.

Le sondage, effectué en ligne par Burson pendant la première semaine de juin, a récolté les réponses de 878 locataires québécois et de 1854 canadiens sur leurs intentions de devenir propriétaires.

Parmi les 31 % de répondants québécois qui ont déclaré avoir envisagé l’achat d’une résidence, nombreux sont ceux qui veulent attendre une baisse des prix des propriétés (37 %) et/ou une diminution des taux d’intérêt (27 %), tandis que plus du quart précise que la location leur permet d’épargner pour une mise de fonds.

Les personnes sondées au Québec indiquent d’ailleurs avoir moins dû faire de sacrifices financiers pour payer leur loyer que celles du reste du Canada. Quelque 40 % précisent n’avoir fait aucun sacrifice contre 26 % en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique.

Dans le même ordre d’idée, alors que 15 % des Canadiens utilisent plus de la moitié de leur revenu net pour payer leur loyer, ils sont 8 % à faire de même au Québec.

Royal LePage rappelle que le loyer mensuel moyen se chiffrait à 1703 $ en mai pour un appartement d’une chambre, en baisse de 1 % d’une année sur l’autre, dans la province.

Protection des locataires

Néanmoins, les locataires québécois sondés souhaitent davantage de mesures pour améliorer l’abordabilité des loyers, comme la construction de logements abordables (58 %) ou la protection contre les évictions et les hausses de loyer abusives (53 %). Ils sont aussi 39 % à réclamer un meilleur encadrement des loyers, ce qui montre «une certaine insatisfaction envers les politiques provinciales actuelles, jugées insuffisantes», selon Royal LePage.

La courtière immobilière Aline Zafirian, de Royal LePage Village à Montréal, insiste sur la nécessité d’un juste équilibre. Dans un communiqué, elle affirme qu’il est nécessaire de maintenir des protections pour les locataires, tout en permettant aux propriétaires de gérer leurs investissements.

«Je vois chaque jour l’impact de ces politiques sur les décisions des propriétaires comme des locataires, et il est clair qu’une révision continue de ces mesures sera nécessaire pour garantir un marché locatif dynamique et durable», ajoute-t-elle.

Mme Zafirian observe que le marché locatif est en pleine transformation. Dans la conjoncture économique, marquée par un ralentissement des ventes résidentielles, «de nombreux projets résidentiels sont forcés de se réorienter vers le locatif». Avec l’augmentation de l’offre, «les locataires pourraient ainsi voir leur pouvoir de négociation accru», dit-elle.

Quant au désir de devenir propriétaire un jour, il subsiste chez 56 % des locataires québécois sondés. Pour ceux qui ne l’envisagent pas, les ressources financières demeurent le frein pour la moitié d’entre eux, alors que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter dans le quartier désiré, estiment-ils.

«Pour plusieurs ménages, l’achat d’une propriété reste l’un des meilleurs moyens de bâtir de la valeur à long terme et de sécuriser son avenir financier», rappelle Mme Zafirian.

Visited 24 times, 1 visit(s) today

Last modified: juin 19, 2025

Close